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vendredi, février 19, 2010

Exercices De Style : Conseil en communication

Il fallait bien que cela arrive : je viens de créer une entreprise !

Exercices De Style. conseille les entreprises dans la conception de stratégies de communication.

Tournée vers Internet,
Exercices De Style. travaille à replacer les objectifs stratégiques au cœur de la méthodologie de conception, de création et de mise en œuvre des actions de communication.

Indépendante , par l'amont de toutes accroches à de grands groupes, comme par l'aval de toutes obligations de distributions de technologies, Exercices De Style. aspire à redonner de la liberté de pensée dans les démarches de communication.

Exercices De Style. parce que la communication reste toujours à parfaire


La communication par nature est un exercice qui s'affronte à des contraintes : temps et budget évidemment, mais aussi cible, calendrier, partenaires, sensibilités etc. Comme Raymond Queneau et les Oulipiens, nous sommes amenés à remettre régulièrement notre travail en doute, et refaire l'exercice autant de fois que nécessaire, à chaque fois avec des contraintes nouvelles.
Chaque action de communication est un exercice de style en soi. Comme le fus d'ailleurs ce blog que nous fondions entre amis il y a quelques mois.

Les Exercices De Style. sont des exercices

Dans cette nouvelle aventure, je n'ai ni croyance folle, ni pessimisme : je suis juste heureux d'avancer pas à pas pour réfléchir, penser et amener de la valeur à ceux qui me font confiance.

Informations et contacts :
Exercices De Style. est une SAS enregistrée à Paris
Le premier site Internet est ici www.exercicesdestyle.fr
Vous pouvez me contacter à l'adresse : contact[-at-]exercicesdestyle.fr

jeudi, août 23, 2007

La SACEM et les FAI signent un DMCA à la française

C'est donc l'info qu'il faut entendre en lisant les termes "accord experimental" dans Les Echos d'aujourd'hui.

Pour mémore, il y a quelques mois j'évoquais ces dispositions légales américaines, ingénieuses, qui ont permis à la côte ouest des USA de faire émerger de nombreuses entreprises. Ces entreprises créent des modes de diffusion de contenus, et repoussent la question des droits d'auteurs à plus tard, s'appuyant sur le DMCA.

Nous autres petits français rattrapons péniblement le retard acquis. Voila que Free, Orange, et Cegetel arrivent aujourd'hui à obtenir de la SACEM un statu quo presque équivalent.

Pour la peine, profitons de l'occasion pour réécouter Bob Dylan dans une de ses oeuvres les plus reprises.... j'adore !



free music


mercredi, juillet 11, 2007

Internet ne sera jamais la télé - ou de l'utilité de Netvibes

Grâce à l'excélent Ecosphere, j'ai pu lire une étude sur l'impact des flux RSS sur la fréquentation des sites Web. Les conclusions de cette étude sont claires: Le flux RSS n'amène aucun bénéfice aux sites qui les émettent. A côté de cette conclusion, je me suis remémorer ma réflexion à propos des AdBlocker, ces petits outils qui s'ajoutent à vos navigateurs, et qui bloquent l'apparition des bannières publicitaires, en haut,à gauche, ou à droite, des sites que vous consultez. A ma réflexion s'est ajouté le point de vu du numéro 2, démissionnaire, de NetVibes.

Bref, en mélangeant le tout j'obtiens que Netvibes, et plus généralement le RSS, est le moyen qu'a l'internaute pour ne lire que ce qui l'intéresse.
Je considérais isolément les AdBlocker, j'avais tord, ils ne sont qu'une partie des outils de filtrage du Web. En effet, ce qui est, dans l'étude, une mauvais nouvelle pour les annonceurs, est une excellente nouvelle pour les internautes. Finalement, c'est la victoire du flux RSS que seul 1,8% des visiteurs d'un site y arrivent par ses voies. Cela signifie que le RSS effectue très bien son rôle de filtre. Le flux RSS a bien pour but de minimiser les aller-retours vers les sites Web, le temps de navigation à la recherche d'une info potable, les visites à différents sites pour être certains de n'avoir rien louper, et donc, l'exposition potentielle à des écrans publicitaires.

Si Netvibes hésite dans sa "monétisation", c'est que les outils qu'il développe mettent en péril un schéma préconçue que les médias veulent appliquer au Web.
Lagardere, Hersan, ou Bouygues, aimeraient eux, continuer à diffuser des contenus aux spectateurs, en revendant le temps de cerveau aux annonceurs, comme c'est le cas dans les autres médias. Mais Internet est plus complexe, et permet à l'Internaute de filtrer, techniquement, ce qu'il ne souhaite pas voir. La réalité technique reste. La page Web est décodée sur le poste utilisateur. L'utilisateur peut toujours décider de ne pas décoder ce qui ne l'intéresse pas.

Un monde payant, directement du producteur au consommateur, sans intermédiaires, assistés par des filtres plus ou moins perfectionner pour n'acheter que ce que l'on veut exactement.... Voila un projet qui risque de ne pas plaire aux grands groupe de presse.

vendredi, juin 01, 2007

Twitter: a quoi ça sert ?

Sur les conseils de mon ami Mika, je me relance dans l'aventure Twitter. J'avoue avoir bien du mal à y trouver un interet.

L'advertising Lab du MIT aussi est dubitatif, mais en recens tout de même une application.

Twitter permet un saut technologique dans les sens progressif: passer du texto au RSS, c'est sympa. Mais il permet aussi un drole de retour en arrière. Voila que je reçois des Texto de Loïc Lemeur et de tout ses congénères twitter-addicted. Comme lorsqu'on découvrait la fonction SMS sur nos Nokia 3210. Nostalgie ?


mardi, mai 15, 2007

Internet sans Pub

Ce matin je retourne sur mon blog favoris.

J'y trouve un lien pour s'inscrire dans le projet AddArt: l'objet, remplacer tout les petits encars publicitaires sur les pages par l'affichage aléatoire d'une oeuvre d'art. Je précise, il s'agit d'un plugin de FireFox, c'est à dire un petit logiciel qui se rajoute sur le navigateur, qui "corrige" la page lors de son affichage, en remplçant une pub par une oeuvre d'art.

Surf faisant, je télécharge le logiciel AddBlocker. Et puis voila: je n'ai plus de Pub sur Internet !

C'est fou, mais je profite du Figaro.fr, sans pub, sans payer d'aucune manière donc.


C'est une petite révolution, qui remet en cause la relation espace / contenu qui se tissais sur Internet, et que je pensais avoir saisi définitivement dans un de mes artciles précédents.

La fin d'un système économique.... le début d'un autre ?

lundi, mai 14, 2007

Google: sans Pub

Le MIT advertising Lab publie aujourd'hui un post passionant.

Il nous propos d'experimenter un Google Sans Pub.

Faisant suite à How To Kill Google, ces réflexions signent la fin d'une aire pour Google.

Ca y est, Google est un leader indiscutable, un géant, que les hommes cherchent à faire tomber.

Après avoir incarné la liberté sur le Web, Google est attaqué comme toute autre multinationale. Voyons comment Google gérera son statut de TF1 du Web.

vendredi, avril 20, 2007

Antisémitisme: L'Analyse des navigations Web révèle les intentions de l'internaute

Je vous invite à consulter ce message bloggé par des animateurs de la radio judaïque FM.
On se rend compte à quel point les outils d'analyse des flux peuvent révéler les intentions des internautes.

Vous serez sans doute accrochés par cet extrait:
"
Tantôt, on « judaïse » stupidement des vedettes, tantôt on veut chercher « qui est juif », dans la grande tradition du brûlot antisémite « Je suis partout » des années trente :
- recherche : « les juifs du show biz », visiteur de pays inconnu, 3 septembre 2006, 4h11.
- recherche : « yves bigot sioniste juif », visiteur de Rhones Alpes, 23 octobre 2006, 12h39.
- recherche : « thierry ardisson juif », visiteur du Maroc, 30 août 2006, 19h47.
- recherche : « morandini juif », visiteur d’Arras, 31 août 2006, 11h20
"

L'antismétisme a la peau dure. Les outils de suivi de l'internaute, à la moralité discutable, ne font que le réveler, de manière stupéfiante.

samedi, mars 10, 2007

Internet, une histoire d'images

Le Monde - Article paru dans l'édition du 07.03.07

Ames sensibles s'abstenir : les bandes vidéo amateurs tiennent désormais le haut du pavé sur Internet, et avec elles leur cortège d'images sordides et obscènes. L'an dernier, rien ne nous aura été épargné : le passage à tabac d'un couple de SDF dans le Var, un viol collectif commis par une bande de jeunes, sans parler des innombrables scènes de happy slapping (le fait de gifler ou de rouer de coups un passant), devenu un véritable must. Point d'orgue de cette surenchère de l'horreur, la mise en ligne de la vidéo pirate de l'exécution de Saddam Hussein, tournée avec un téléphone portable, montrant de la manière la plus crue et la plus indigne les derniers instants du dictateur déchu.

Nous n'avons pas découvert la bêtise ou la barbarie humaines sur la Toile. Ce qui est nouveau, c'est que leur expression, au nom d'un certain voyeurisme, peut se diffuser, se répandre, se multiplier, et ainsi toucher un public que n'atteindront jamais une audience de tribunal ou un procès-verbal de commissariat de police.

Ici le crime se double d'un cybercrime, presque légal dans l'esprit de l'internaute qui diffuse ses propres exactions, délits ou perversions. « Tout le monde a droit à son quart d'heure de célébrité », disait Andy Warhol. C'est désormais possible sur le Net, à condition d'aller toujours plus loin dans les images « vraies »...

Au nom de la liberté individuelle, du droit à l'information, de l'accès gratuit aux contenus, mais aussi d'une méfiance envers les institutions ou les médias, la diffusion des contenus les plus bruts, les moins authentifiés, les moins analysés, est encouragée, sous couvert d'un label de vérité ou de réalité qui déculpabilise les malfaiteurs et leurs complices - à savoir les voyeurs que nous sommes devenus.

Il y a un décalage de plus en plus important entre la généralisation du haut débit, qui rend facile et banale la consultation sur Internet, et l'indigence des contenus proposés, dont le sens se réduit telle une peau de chagrin au regard de l'amplification des usages.

L'apparition de l'image sur Internet n'en est pourtant qu'à ses débuts, et la Toile est aujourd'hui constituée à 95 % d'hypertexte. Pauvreté de l'offre d'images, images de la pauvreté des contenus : l'image reste l'enfant pauvre de ce média. Et leur rencontre n'est pas placée sous les meilleurs auspices. Mais demain ? L'image mise en ligne peut-elle encore sauver sa capacité de réflexion, de proposition, de questionnement ? Peut-elle s'affirmer comme un outil et un espace de création intellectuelle, d'échange de savoirs et de compréhension du monde ?

Après les sons et la musique, que le Web a submergés au point d'affaiblir et de déstabiliser pour longtemps l'industrie du disque, l'arrivée balbutiante de l'image animée suscite nombre de réticences. Mais au nom même de celles-ci, doit-on se limiter aux visionnages en boucle de clips débilitants ? La création de valeur sur Internet s'est jusqu'alors concentrée sur l'accès (fournisseurs d'accès, hébergeurs) et les moteurs de recherche (Google, Yahoo...), délaissant la production de contenus propres et originaux. Aujourd'hui, l'internaute consomme ce qu'on lui propose en matière d'image, c'est-à-dire pas grand-chose. Face à cette pénurie, il n'y a pas d'alternative.

Pour que la Toile vidéo ne devienne pas le Top 50 de la bêtise ordinaire, il faut rapidement proposer une offre massive et légale d'images animées (actualités, fictions, documentaires...). Il faut mettre en ligne l'ensemble des contenus produits pour l'audiovisuel depuis sa naissance. En visionnage gratuit ! Face au clip du lycéen qui « baffe » son professeur, les conférences de presse du général de Gaulle ; face aux contenus piratés, les « Apostrophes » de Bernard Pivot ; face aux sites négationnistes, les entretiens des rescapés de la Shoah ; face à la chute de skate du vidéaste amateur, l'émission « La tête et les jambes ».

Il ne s'agit pas de prôner à tout prix la nostalgie ; il s'agit de donner au citoyen la possibilité d'accéder à des images produites dans un esprit souvent pédagogique, informatif et culturel. C'est une attente forte, à laquelle l'INA contribue à répondre avec ina.fr. Son succès est emblématique de la demande qui s'exprime. Depuis sa création, en avril 2006, plus de sept millions d'internautes ont visité ce site unique au monde, qui propose une offre référencée, cataloguée et accessible gratuitement. A côté des sites de vidéo à la demande - où le négoce des blockbusters joue toute sa part - et ceux des chaînes de télévision qui rediffusent ce qu'elles ont déjà mis à l'antenne, voilà désormais une alternative...

Aujourd'hui, le Web vit avec le monde des images une histoire chahutée, à laquelle la campagne présidentielle donne actuellement un écho particulier. Pour que cette relation s'apaise, il est temps qu'Internet se réapproprie le sens, pose ses propres repères et se dote d'un point fixe. Dans le domaine de l'écrit, il est entré dans l'âge adulte. Dans celui de l'image, il n'est toujours pas sorti de l'adolescence. Il faut l'y aider.

Emmanuel Hoog

Emmanuel Hoog est président directeur-général de l’Ina,
est également président de la Fédération internationale des archives de télévision (FIAT).