Mon combat a toujours été de lutter contre les idées racistes, et donc le Front National.
Aujourd’hui, suite aux résultats de l’élection présidentielle, j’ai un goût amer dans la bouche.
Je suis, entre autres, en absolu désaccord avec Jean-Marie Colombani qui se réjouit aujourd'hui, en éditorial du Monde, de l'éviction des extrêmes du 2eme tour de la présidentielle.
Evidemment, je suis heureux que ce personnage que j'abhorre ait pris une pareille claque.
Malheureusement, je sens bien que l'essentiel est resté là, en plus installé peut-être.
L'ennemi, si il y en a un, ce n'est pas Jean Marie Le Pen, ce sont ses idées.
Le péril, ce n'est pas le Front National, c’est le réflexe du bouc émissaire, et la désignation de l’étranger comme coupable.
L'insupportable, ce n'est pas qu’un raciste soit au second tour, c’est que le racisme soit au second tour.
Ce qui fait peur, ce n’est pas que les électeurs votent pour Jean Marie Le Pen. Non, ce qui me fait peur, c’est que les électeurs votent pour un motif raciste, xénophobe.
Il me semble, que le premier tour que nous venons de vivre révèle, toujours et encore, qu’une partie importante des électeurs ont fait leur choix, selon un raisonnement raciste et xénophobe. Et ça, ça n’a pas changé d’un pouce depuis 2002.
Donc non, aujourd'hui, je ne me réjouis pas.